1. L'objet et les livrables
Décrivez précisément ce qui est attendu : périmètre, livrables, niveau de qualité, ce qui est exclu. Un objet flou rend toute réclamation difficile.
2. Obligation de moyens ou de résultat
Par défaut, beaucoup de prestations intellectuelles relèvent d'une obligation de moyens : le prestataire doit tout mettre en œuvre, sans garantir le résultat. Si un résultat précis compte pour vous (un délai, un taux de disponibilité), écrivez-le.
3. La durée, la reconduction et la résiliation
Vérifiez la durée, l'existence d'une tacite reconduction, le préavis et la forme de résiliation. Un contrat à durée indéterminée peut être résilié à tout moment, sous réserve d'un délai de préavis raisonnable ou de celui prévu au contrat (article 1211 du Code civil) ; un contrat à durée déterminée doit en principe aller à son terme (article 1212).
Attention aussi à la rupture d'une relation commerciale établie : la partie qui y met fin brutalement, sans préavis suffisant au regard de la durée de la relation, engage sa responsabilité (article L442-1 du Code de commerce).
4. Le prix et sa révision
Prix forfaitaire, au temps passé ou à l'unité : vérifiez ce qui est inclus et ce qui est facturé en plus. Repérez toute clause de révision de prix ou d'indexation : indice de référence, fréquence, éventuel plafond.
5. Les délais de paiement et les pénalités de retard
Entre professionnels, le délai de paiement ne peut pas dépasser 60 jours à compter de la date d'émission de la facture, ou 45 jours fin de mois si c'est convenu ; à défaut d'accord, il est de 30 jours après l'exécution de la prestation (article L441-10 du Code de commerce). Le contrat et les factures doivent mentionner les pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement.
6. La responsabilité et son plafond
Une clause de limitation de responsabilité est en principe valable entre professionnels, mais elle est réputée non écrite si elle prive de sa substance l'obligation essentielle du prestataire (article 1170 du Code civil). Vérifiez le plafond : un montant égal aux honoraires d'un mois peut être dérisoire face au dommage possible.
7. L'assurance du prestataire
Demandez l'attestation d'assurance responsabilité civile professionnelle du prestataire et vérifiez qu'elle couvre bien l'activité prévue au contrat.
8. La propriété intellectuelle des livrables
Payer une création ne suffit pas à en devenir propriétaire. La cession des droits d'auteur doit être prévue par écrit, chaque droit cédé étant mentionné distinctement avec son étendue, sa destination, son lieu et sa durée (article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle). Sans cette clause, vous risquez de n'avoir qu'un droit d'usage limité sur un logo, un site ou un logiciel.
9. La confidentialité
Si le prestataire accède à des informations sensibles (clients, tarifs, stratégie), prévoyez une clause de confidentialité, sa durée et ce qui se passe à la fin du contrat.
10. Les données personnelles (RGPD)
Si le prestataire traite des données personnelles pour votre compte (fichier clients, paie, hébergement), le contrat doit contenir les clauses exigées par l'article 28 du RGPD : objet et durée du traitement, mesures de sécurité, sous-traitants ultérieurs, sort des données à la fin. Voir notre fiche sous-traitance RGPD.
11. La sous-traitance et l'exclusivité
Le prestataire peut-il confier tout ou partie du travail à un tiers ? Une clause d'exclusivité vous engage-t-elle à ne pas travailler avec d'autres prestataires ? Ces deux points doivent être explicites.
12. Le niveau de service et la réversibilité
Pour une prestation continue (maintenance, infogérance, logiciel), vérifiez les engagements de SLA, les pénalités en cas de manquement et la clause de réversibilité : comment récupérer vos données et assurer la transition vers un autre prestataire.